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La Miséricorde Divine - Extraits de la Deuxième Lettre Encyclique :
Dives in Misericordia de Jean Paul II






REVELATION DE LA MISERICORDE

… «Dieu riche en Miséricorde» (EP 2, 4 ) est Celui que Jésus-Christ nous a révélé comme Père : c’est lui son Fils, qui nous l’a manifesté et fait connaître en Lui-même [...]«Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont Il nous a aimés, alors que nous étions morts par suite de nos fautes, nous a fait revivre avec le Christ». (Ep 2, 4-5)

INCARNATION DE LA MISERICORDE

… Ainsi dans le Christ et par le Christ, Dieu devient visible dans sa miséricorde, c’est-à-dire qu’est mis en relief l’attribut de la divinité que l’Ancien Testament , à travers divers termes et concepts, avait déjà défini comme ”la miséricorde“. Le Christ l’incarne et la personnifie ; Il est lui-même, en un certain sens, la miséricorde. […]
Et c’est pourquoi, dans la situation actuelle de l’Eglise et du monde, bien des hommes et bien des milieux, guidés par un sens aigu de la foi, s’adressent, je dirais quasi spontanément, à la miséricorde de Dieu. […]

QUAND LE CHRIST COMMENCA A AGIR ET A ENSEIGNER.

… Jésus a révélé, surtout par son style de vie et ses actions, comment l’amour est présent dans le monde où nous vivons, l’amour actif, l’amour qui s’adresse à l’homme et embrasse tout ce qui forme son humanité.
Ainsi le Christ révèle Dieu qui est Père, qui est ”Amour“, comme saint Jean le dira dans sa première Lettre … Manifester le Père comme Amour et Miséricorde, c’est dans la conscience du Christ lui-même, exprimer la vérité fondamentale de sa mission de Messie.

LA MISERICORDE DANS L’ANCIEN TESTAMENT

Ainsi, en actes comme en paroles, le Seigneur a-t-il révélé sa miséricorde dès les origines du peuple qu’Il s’est choisi, et, tout au long de son histoire, ce peuple s’en est continuellement remis, dans ses malheurs, comme dans la prise de conscience de son péché, au Dieu des miséricordes. […]
La miséricorde ne fait pas partie seulement de la notion de Dieu ; elle caractérise la vie de tout le peuple d’Israël, de chacun de ses fils et de ses filles : Elle est le contenu de leur intimité avec le Seigneur, le contenu de leur dialogue avec Lui.


MISERICORDE REVELEE DANS LA CROIX ET LA RESURRECTION

[…]
Le Christ, en tant qu’homme, qui souffre réellement et terriblement au jardin des Oliviers et sur le Calvaire, s’adresse au Père, à ce Père dont Il a annoncé l’Amour aux hommes, dont Il fait connaître la Miséricorde par toutes ses actions.
… Croire dans le Fils crucifié signifie ”voir le Père“, signifie croire que l’amour est présent dans le monde, et que cet amour est plus puissant que les maux de toutes sortes dans lesquels l’homme, l’humanité et le monde sont plongés. Croire en un tel amour signifie croire dans la miséricorde. Celle-ci en effet est la dimension indispensable de l’amour. […]
Le programme messianique du Christ, programme de miséricorde, devient celui de son peuple, de l’Eglise. Au centre même de ce programme se tient toujours la croix, puisqu’en elle la révélation de l’amour miséricordieux atteint son sommet. […]
Le Christ de Pâques est l’incarnation définitive de la Miséricorde, son signe vivant…

MISERICORDE DE GENERATION EN GENERATION

«Sa Miséricorde s’étend de génération en génération…» (Lc 1, 50)
[...]Les paroles du Magnificat de Marie ont un contenu prophétique, qui regarde non seulement le passé d’Israël, mais aussi l’avenir du peuple de Dieu sur la terre. […]

… L’Eglise doit rendre témoignage à la miséricorde de Dieu révélée dans le Christ en toute sa mission de Messie, en la professant tout d’abord comme vérité salvifique de foi nécessaire à une vie en harmonie avec la foi, puis en cherchant à l’introduire et à l’incarner dans la vie de ses fidèles, et autant que possible dans celle de tous les hommes de bonne volonté.[…]

La miséricorde, en tant que perfection du Dieu infini, est elle-même infinie. Infinie donc et inépuisable, est la promptitude du père à accueillir les fils prodigues qui reviennent à sa maison. Infinies sont aussi la promptitude et l’intensité du pardon qui jaillit continuellement de l’admirable valeur du sacrifice du Fils. Aucun péché de l’homme ne peut prévaloir sur cette force ni la limiter.
C’est pourquoi l’Eglise annonce la conversion et y appelle. La conversion à Dieu consiste toujours dans la découverte de sa miséricorde, c’est-à-dire de cet amour patient et doux… l’amour auquel ”le Dieu et Père de Notre-Seigneur Jésus-Christ“ est fidèle jusqu’à ses conséquences extrêmes dans l’histoire de l’Alliance avec l’homme, jusqu’à la croix, la mort et la résurrection de son Fils.